Lectures en structures petite enfance

Les bébés aussi ont droit à la poésie !

Les albums de littérature jeunesse concourent à élaborer chez le tout-petit le rapport à l’autre, participent à construire sa pensée. Lors de la lecture à haute voix, le bébé différencie l’état émotionnel de la personne qui lit, la musicalité des mots, les intonations particulières de la voix, les expressions du visage… tout cela construisant du sens pour lui. Winnicott montre que l’enfant prend très tôt conscience, et pour toute la vie, de ce va-et-vient entre l’intérieur et l’extérieur, entre soi et l’autre. Et à ce titre, la lecture à haute voix constitue un moment important, dans la découverte de l’indispensable dialectique, pour l’être humain, de son intimité préservée et de son ouverture au monde des hommes.

Cependant, un très grand nombre d’enfants ne connaissent jamais cette relation fondamentale et privilégiée parce que les parents ne savent ou ne veulent pas « lire à haute voix », parce qu’il n’y a pas de livres à la maison, parce qu’ils n’ont pas le temps, parce qu’ils pensent que c’est à l’école que les enfants apprendront à lire… mais par nécessité et parfois sans désir.

Distinguer une voix d’une autre voix, c’est déjà un acte de penser.

En RAM, crèches, LAEP, centre social, des lectures d’albums de littérature d’enfance sont lus par la comédienne Emilie Canniaux. Les projets sont construits avec la structure accueillante pour définir ensemble des objectifs communs, une thématique, la fréquence des lectures…


En 2019/20, parfois l’oiseau a voyagé avec ses albums aux RAM du Centre social multipartenarial de l’Isle-Jourdain, Les Petits pouces à Mirande, Frimousses et cabrioles à Saint-Elix-Theux et au Centre social Grand Auch.