Pierre DEAUX

Dans le travail de Pierre Déaux, théâtre et cirque sont étroitement liés. Diplômé à la fois du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris et du Centre National des Arts du Cirque, il interroge le théâtre pour mieux révéler le cirque et réciproquement.

Au cirque, il a participé au cabaret « Toto Lacaille » de la 17e promotion du CNAC, a travaillé avec Nikolaus dans  « Raté-Rattrapé-Raté »  de 2007 à 2009 et a été regard extérieur du spectacle « miettes »  de Rémi Luchez en 2008. En 2011 il est oeil extérieur pour la dernière création de la compagnie Un loup pour l’homme  « Face Nord » .

Au théâtre, il a notamment joué dans  « La Cerisaie »  de Tchekhov mis en scène par Y.J.Collin en 2005. Au printemps 2012, il met en scène le spectacle de sortie de la 4ème promotion de l’école de cirque de Tilburg en Hollande (Academy of circus and performance arts). En 2013-2014, il travaille sur les créations d’Olivier Debelhoir « Un soir chez Boris », de Jonas Seradin , « Boi » (Galapiat cirque) et avec le Groupe Merci « Trust ».

Depuis 2013 il joue « Funambule » dans des festivals et programmations de théâtre de rue.

Léa ZANOTTI

Bercée dans le monde du spectacle vivant et des arts plastiques, elle participe dès son enfance aux tournées et spectacles de la compagnie Nomadenko. C’est ainsi qu’elle découvre très jeune les différents métiers du spectacle, l’amenant à s’orienter vers un cursus de scénographie en Belgique à la Cambre. Elle expérimentera durant ses études les différents aspects du métier à travers de nombreux partenariats professionnels – cinéma, théâtre, muséographie, installation.

Après un stage au Burkina Faso en 2014 pour le festival des Récréatrals, l’opportunité de faire un stage dans le cinéma se présente, elle participera ainsi en tant que stagiaire peintre et accessoiriste au film de Rachida Brakni « De sas en sas » pour être ensuite embauchée sur le film de Katell Quillévéré « Réparer les vivants ».

Nourrie de ces expériences cinématographiques, elle décide de quitter Paris pour renouer avec ses racines. En 2017, elle retourne à Toulouse et reprend les tournées avec la compagnie Nomadenko en tant que maquilleuse, scénographe et costumière. Elle participe à plusieurs projets scénographiques : escape game à Toulouse « Tactisens », « la toulousaine de cirque » au festival d’Aurillac et de Châlon dans la rue, le « TUM rue » et la « Kinofiesta » à Ramonville, le « festival de littérature du Cosmos » à Bruxelles.

En parallèle, elle s’implique dans plusieurs associations telles que Kaleidosfilms et Les Jardins Sauvages qui oeuvrent à la diffusion culturelle locale par l’organisation d’événements en Haute-Garonne et dans le Tarn, avec la volonté de questionner la place du spectateur dans la création culturelle. Naît de ces expériences et de ces rencontres le Collectif 12 volts, qui crée des dispositifs interactifs où les questions d’espaces et de scénographie sont au coeur de ses réalisations.

Ainsi nourrie par ses différentes pratiques et toujours curieuse d’explorer de nouvelles techniques, elle utilise la scénographie comme un outil de mise en lumière et d’immersion pour faire naitre le dialogue entre les différentes réalités.

Laure VALLESPIR

Dans le Gers, des racines profondes de vieux chêne vert. Un pied planté dans le sable des eaux vives océanes ou des torrents pyrénéens. Pour musique de fond, les récits d’aventures d’un grand-père qui rallia Bordeaux au Cap – Afrique du Sud – en scooter Vespa© dans les années soixante. Un papa migrant du Canada aux Bahamas, groom dans des palaces traversés par Orson Welles et B.B. King.
Une maman partie un jour en 4L en Turquie acheter du Khôl.

Des études en langues pour vivre dans de multiples pays et penser autrement.
Retour d’Australie, apprentissage de l’artisanat de la sellerie équine dans les haras nationaux. De l’importance du savoir dans les mains. Détour par Londres, de fil en aiguille, maroquinerie, art textile, traduction, écriture. Cinq années d’immersion dans le monde vivifiant de l’ostréiculture normande et de l’enseignement. Diplômes de la Marine. Sur cette terre baignée de lumière et
d’embruns, le dessin, la photo et l’accumulation de trésors trouvés sur la grève.
Cultiver, en plus des huîtres creuses, l’amour des petites choses essentielles et inutiles. Paris n’est jamais loin, la saison des galeries et des théâtres ponctuent les marées.
Arrivée du premier enfant, collaboration avec deux drôles de dames dénicheuses de spectacle vivant. Tournées dans le camion d’un cirque gallois, le bus de clowns russes, de marionnettistes québécois, du papa comédien. Nombreux textes et croquis, aquarelles en poche. Et le plaisir sans cesse renouvelé du spectacle. Un chapiteau, des théâtres, artistes, auteurs, techniciens, bénévoles, rencontres, public, rêves, vivants. Ce terreau est parfait. Arrivée du deuxième enfant et sacrement, engagements. Naissance d’un tout petit Grizzli relâché au milieu des sillons. Aujourd’hui, « Le Bruit du Regard » ouvre ses paupières.
L’écriture se solidifie, avec un passage dans le département Art et Com de l’université de Toulouse. De tradition familiale, une entrée des artistes tardive.
D’abord courir, partout, pour rien, pour tout, pour les yeux, les oreilles, puis les mains, prennent le relais.

laurevallespir.com

Marie-Elise MARTET

C’est par le biais des arts plastiques que Marie-Elise Martet entre dans le monde de la création, en
expérimentant peinture, installation et vidéo dans les années 2000. A la fin de cette décennie, c’est pourtant au travers de la musique qu’elle s’épanouit, grâce au chant et au thérémine. Elle participe aux Espaces de Recherche en Improvisation —danse/musique/arts plastiques— proposés par la compagnie de danse contemporaine Le Geste Apprivoisé, qui aboutiront à plusieurs performances en public.

Parallèlement, elle fonde le duo rock Maria Ghanima (influencé par The Kills, P-J Harvey, QOTSA), qui gratifiera sa vocation tardive d’une prometteuse activité scénique, et d’une reconnaissance de ses pairs (premières parties de Carmen Maria Vega, The Hyènes, Poni Hoax).

Les chemins de la création l’amènent au pays du Maternage, qu’elle explore quatre ans
durant… en même temps que celui du HomeStudio ! Ici et maintenant, elle s’attache à
témoigner de l’intime, par des compositions radiophoniques et/ou concrètes En
Chantier/désordre intime
, installation photographico-accoustico-poétique, tandis que mûrit discrètement son premier album solo.

Anne-Christine TINEL

Agrégée de lettre modernes, elle écrit des pièces de théâtre et des romans (Editions Elyzad, aides CRL /CNL). Passée par l’ENSATT, elle concrétise sa vocation d’écriture pour la scène dans la région du Luberon, en collaboration avec des musiciens et des danseurs : elle écrit des livrets d’opéra, des textes à danser… Le théâtre occupe une place privilégiée.

En 2008 s’inaugure un lien privilégié avec Marion Aicart, qui monte pour Marseille 2013 Une quarantaine, trio allegro vivace ; suit en 2014 Fourbi, la chambre créée à Avignon ; une collaboration s’est engagée autour de Fartlek, couronnée par l’aide à la création ARTCENA au printemps 2017 (publication aux éditions Koïne), retenue notamment au répertoire des EAT, par A mots découverts, par le comité de lecture du Val de Marne, le dispositif des Scènes Appartagées…

Par ailleurs, Dans le formulaire bénéficie également de l’aide à la création ARTCENA en 2016. La même année, la commission « Ecrire pour la rue » de la SACD/Beaumarchais retient dans sa sélection Demain, dès l’aube, je partirai. Ce projet, dont l’écriture s’achève en août 2017 à l’occasion d’une résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, est accueilli dans le dispositif Agiter avant emploi initié par l’Atteline. La pièce est créée au printemps 2018 sous le titre Sources par la compagnie Humani Théâtre.

anne-christine-tinel.com


Chloé DUONG

Originaire de Toulouse, elle intègre l’Ecole nationale Supérieure d’Art Dramatique de Paris (ESAD) sous la direction de Jean-Claude Cotillard. Elle y suit une formation exigeante où le texte est relié au travail du corps. Parallèlement, elle poursuit ses études aux universités de Paris VII et Paris III, où elle obtient une Licence d’Etudes Théâtrales.

Comédienne, metteuse en scène, Chloé Duong fait partie des artistes suivis et soutenus par la Loge (Paris). Au sein de la compagnie MaëlströM, elle monte Coco de Koltès, puis la création collective Christine L. Elle coordonne un plateau de recherche artistique autour de la réécriture de contes, les soirées Ils étaient une fois et y présente Peau d’âne [La chasse].

Elle collabore avec la compagnie Yaota en 2014 et met en scène avec Rachel André une action culturelle de territoire à Chalon sur Saône Plantons le décor. En tant que comédienne, elle joue avec la cie Être Là pour la création de Plus personne de Sergeï Ryshenkov, lauréat 2010 du prix d’écriture du CNT. Elle travaille avec la cie bretonne Fiat Lux, pour le spectacle de mime burlesque Saison. Attachée à la vitalité des metteurs en scène de sa génération, elle consacre ces dernières années aux créations du Compost et de la cie Du Double en Picardie et région Centre, ainsi qu’avec la cie Yaota en Bourgogne.

En 2016, elle choisit de s’installer à Toulouse pour ses futurs projets. Attachée au jeune public, elle crée une petite forme itinérante contée sur le principe du théâtre Kamishibaï Les p’tits mondes en boîte. L’obtention du DE d’enseignement théâtre en 2019 lui permet d’officialiser le travail de pédagogie qu’elle développe depuis plusieurs années.

En 2019, elle fonde avec quatre autres artistes le Collectif transdisciplinaire FRENCH VAUDOU. Elle est actuellement en création avec la cie gersoise parfois l’oiseau et accompagne le projet La trouée de Cécile Morelle.

chloeduong.info

Emilie CANNIAUX

Dès l’apprentissage de la lecture, dire les mots lui plaît énormément – les savourer, les chuchoter, les projeter, les mâcher… Chaque soir, elle lit des histoires à un public imaginaire. La rencontre avec une enseignante, qui lui fera découvrir les poésies de Prévert, lui fait prendre conscience d’un plaisir partagé avec cette fois un vrai public – les élèves de sa classe. Elle débute le théâtre au collège, qu’elle poursuivra au lycée. Originaire des Ardennes, son regard se forge au festival mondial de la marionnette où elle découvrira pendant toute son enfance et adolescence des spectacles du monde entier.

Formée initialement à l’Atelier-Théâtre du Rond-Point à Paris où elle joue dans trois créations sous la direction de Daniel Berlioux, Anne Benoit et Jean-Louis Jacopin, elle s’installe en Alsace et participe à des créations mises en scène par Manuel Rebjock – Cie Histoire encore et Christiane Schmitz – Cie Passacto.

Puis elle prend de la distance avec la scène pendant quelques années. Pendant cette période, elle occupe des postes de chargée de mission dans le spectacle vivant (Agence culturelle d’Alsace, Adda 32) où elle monte des projets avec un grand nombre d’artistes et de pédagogues.

En parallèle, elle continue à jouer dans des spectacles et à se former au clown, masque, dramaturgie et danse contemporaine avec, entre autres, Sylvie Debrun, Dominique Guibbert, Eve Ledig, Manuel Rebjock, Oriane Bernard, Heinzi Lorenzen, Le Geste apprivoisé, Les Tréteaux de France, Jean-Marie Boucaret, Mario Gonzales, La Cie Obra et le Théâtre du mouvement.

Enrichie de toutes ces rencontres et expériences, en 2017, elle décide de revenir à la création en s’y consacrant pleinement. Comédienne touche-à-tout, elle s’intéresse autant à la langue, à la musicalité des mots qu’à la présence d’un corps engagé. Elle donne son regard pour la Cie Kiroul, crée un spectacle pour les tout-petits Piou Pioux avec la compagnie Les yeux comme des hublots, participe à une création sonore En chantier/désordre intime avec le collectif In Ex et s’investit pendant deux années dans le laboratoire de recherche théâtrale « Les épris d’incertitudes » mené par le Groupe merci au pavillon Mazar. Au sein de Parfois l’oiseau, elle intervient régulièrement en lecture à haute voix auprès de divers publics – Ehpad, RAM, Centres sociaux, librairies, médiathèques, établissements scolaires… et crée avec la musicienne Marie-Elise Martet le spectacle Café des pas perdus.