Emilie CANNIAUX

Dès l’apprentissage de la lecture, dire les mots lui plaît énormément – les savourer, les chuchoter, les projeter, les mâcher… Chaque soir, elle lit des histoires à un public imaginaire. La rencontre avec une enseignante, qui lui fera découvrir les poésies de Prévert, lui fait prendre conscience d’un plaisir partagé avec cette fois un vrai public – les élèves de sa classe. Elle débute le théâtre au collège, qu’elle poursuivra au lycée. Originaire des Ardennes, son regard se forge au festival mondial de la marionnette où elle découvrira pendant toute son enfance et adolescence des spectacles du monde entier.

Formée initialement à l’Atelier-Théâtre du Rond-Point à Paris où elle joue dans trois créations sous la direction de Daniel Berlioux, Anne Benoit et Jean-Louis Jacopin, elle s’installe en Alsace et participe à des créations mises en scène par Manuel Rebjock – Cie Histoire encore et Christiane Schmitz – Cie Passacto.

Puis elle prend de la distance avec la scène pendant quelques années. Pendant cette période, elle occupe des postes de chargée de mission dans le spectacle vivant (Agence culturelle d’Alsace, Adda 32) où elle monte des projets avec un grand nombre d’artistes et de pédagogues.

En parallèle, elle continue à jouer dans des spectacles et à se former au clown, masque, dramaturgie et danse contemporaine avec, entre autres, Sylvie Debrun, Dominique Guibbert, Eve Ledig, Manuel Rebjock, Oriane Bernard, Heinzi Lorenzen, Le Geste apprivoisé, Les Tréteaux de France, Jean-Marie Boucaret, Mario Gonzales, La Cie Obra et le Théâtre du mouvement.

Enrichie de toutes ces rencontres et expériences, en 2017, elle décide de revenir à la création en s’y consacrant pleinement. Comédienne touche-à-tout, elle s’intéresse autant à la langue, à la musicalité des mots qu’à la présence d’un corps engagé. Elle donne son regard pour la Cie Kiroul, crée un spectacle pour les tout-petits Piou Pioux avec la compagnie Les yeux comme des hublots, participe à une création sonore En chantier/désordre intime avec le collectif In Ex et s’investit pendant deux années dans le laboratoire de recherche théâtrale « Les épris d’incertitudes » mené par le Groupe merci au pavillon Mazar. Au sein de Parfois l’oiseau, elle intervient régulièrement en lecture à haute voix auprès de divers publics – Ehpad, RAM, Centres sociaux, librairies, médiathèques, établissements scolaires… et crée avec la musicienne Marie-Elise Martet le spectacle Café des pas perdus.